Pétitions
La Marche mondiale lance deux pétitions
1) Interdiction de la prostitution des mineur-e-s dès 16 ans
Rappelons qu’en Suisse, la prostitution est légale dès l’âge de 16 ans, puisque c’est l’âge de la majorité sexuelle qui prévaut en la matière. Elle est considérée comme une activité lucrative et licite, protégée par la liberté économique, pour autant qu’elle soit exercée à titre indépendant.
2) Pour une formation professionnelle pour tous
En 2008 à Genève, sur près de 4000 jeunes sortant du Cycle d’orientation, 200 n’avaient aucune perspective pour la suite de leur formation. Sur ces 200 jeunes, la moitié avait soit quitté Genève, soit était non localisée, soit était en rupture ou en voie de l’être, selon OFPC. La Ville de Genève estime à 700 le nombre de jeunes entre 15 et 19 ans se trouvant hors de toute filière de formation. La situation actuelle est notamment une impasse pour les 250 jeunes sans statut légal, car même si leur niveau scolaire le leur permet, la formation en apprentissage dual leur est interdite.
On peut télécharger ici les pétitions:


Pour l’interdiction de la prostitution des mineur-e-s dès 16 ans
En Suisse, la prostitution est légale dès l’âge de 16 ans, puisque c’est l’âge de la majorité sexuelle qui prévaut en la matière. Elle est considérée comme une activité lucrative et licite, protégée par la liberté économique pour autant qu’elle soit exercée à titre indépendant. L’Etat doit la réglementer afin de la canaliser. L’objectif visé par le système suisse, dit réglementariste, est de maintenir l’ordre public ainsi que de protéger les prostitué-e-s et leurs clients contre les effets négatifs de la prostitution par des moyens de prévention divers. Depuis que la Suisse a ratifié la Convention 182 en 2000, elle n’a rien entrepris pour se mettre en conformité avec celle-ci.
La législation suisse est contraire aux articles 32 alinéa 1 et 34 de la Convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée par la Suisse en 1997 qui définit clairement la prostitution des mineur-e-s comme une des pires formes de travail des enfants et selon l’article 3 alinéa b de la Convention 182, de l’Organisation internationale du travail (OIT), sur les pires formes de travail des enfants, ratifiée par la Suisse en 2000. L’article 1er de cette même Convention stipule qu’il appartient à tout membre l’ayant ratifiée de prendre d’urgence toutes les mesures nécessaires pour assurer l’interdiction et l’élimination de la prostitution de mineur-e-s.
Pour une formation professionnelle pour tous.
En 2008 à Genève, sur près de 4’000 jeunes sortant du Cycle d’orientation, 200 n’avaient aucune perspective pour la suite de leur formation. Au mois de novembre, sur ces 200 jeunes, 75 avaient des projets de formation précis, 25 avaient un projet et un encadrement, 34 avaient quitté Genève, 35 étaient non localisés, 31 étaient en rupture ou en voie de l’être (source:Office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue à Genève OFPC). Selon les estimations de la Ville de Genève, pas moins de 700 jeunes entre 15 et 19 ans se trouveraient aujourd’hui hors de toute filière de formation. En plus nous évaluons à 250 les jeunes sans statut légal.
Ces jeunes sont tous confrontés à des difficultés scolaires qui les empêchent de poursuivre des études et à des problèmes d’insertion sur un « marché de la formation » de plus en plus dur – tout cela dans un contexte qui n’offre pratiquement aucune possibilité de trouver un emploi lorsqu’on n’a pas de qualification. L’impasse est encore plus grande pour les jeunes sans statut légal, car même si leur niveau scolaire le leur permet, la formation en apprentissage dual leur est interdite. La loi fédérale considère en effet l’apprentissage comme une prise d’emploi, ce qui exige d’avoir un permis de travail et donc un permis de séjour.
Ces situations sont contraires aux accords signés par la Suisse. En effet la Convention relative aux droits de l’enfant, invite les Etats à considérer que le droit à l’éducation et à la formation fait partie intégrante des droits de l’enfant. En ce sens, les Etats signataires s’engagent à tout mettre en œuvre pour que ce droit soit effectif.